Aurélien Jemma est le cofondateur de Likibu, comparateur de locations de vacances.

C’est la conjoncture du marché, de son instinct et d’un moment pivot dans sa vie qui l’ont poussé à se lancer vraiment.

Aurélien inspire par sa persévérance et sa motivation à construire son entreprise, tout en recherchant l’épanouissement personnel et professionnel.

Bonne lecture ! 🙂

Bonjour Aurélien, peux-tu me raconter ton parcours ?  

Je m’appelle Aurélien, j’ai 32 ans, je suis papa d’une petite fille de 13 mois, et je suis le cofondateur de likibu.com, qui est un comparateur de locations de vacances. C’est un projet qui a été initié en 2012, mais pour lequel mon associé et moi avons quitté notre emploi en 2014 pour se mettre à temps plein dessus.

Concernant mon parcours, j’ai fait une école de communication, l’EFAP, à Paris pendant trois ans, puis j’ai passé une année à New York au New York Institute of Technology où j’ai eu un BA of Communication Arts. En rentrant à Paris, j’ai fait pas mal de stages qui m’ont permis de découvrir le monde de l’entreprise et des choses très différentes avant de faire un master d’entrepreneuriat à l’ESCP (MS Innover et Entreprendre).

A ce moment-là, tu voulais faire quoi ?

Je savais que je voulais créer ma boite mais sans idée précise. J’ai toujours eu beaucoup d’idées mais j’attendais d’avoir un projet suffisamment motivant et pertinent pour sauter le pas, un projet qui soit ma raison de me lever le matin.

En rentrant de New York, je voulais importer les roulottes à hot dog à Paris, mais c’était très compliqué au niveau administratif. Même si ce projet n’a pas abouti, il m’a permis de découvrir les joies de l’entrepreneuriat. En travaillant sur d’autres projets, j’ai eu l’opportunité de rejoindre BetClic, le site de paris sportifs où j’ai été responsable Innovation. Il y avait une super atmosphère car on était tous des jeunes d’écoles de commerce, avec des envies d’évolution, et beaucoup d’envies entrepreneuriales. C’était vraiment un univers idéal pour découvrir le monde des startups en général. A cette époque j’ai créé une nouvelle boîte qui n’a pas marché – comme quoi il faut essayer ! – qu’on a clôturée un an après le lancement. J’ai appris de cette expérience car tout est enrichissant. Et puis c’est à cette époque qu’est née l’idée de Likibu. On voyait que quelque chose se passait dans le secteur de la location de particulier à particulier : l’essor d’Airbnb, toutes les levées de fonds des concurrents européens (comme Wimdu, BedyCasa ou Sejourning par exemple), et par ailleurs j’ai toujours été ultra utilisateur des comparateurs en général. Je me sers toujours de Kayak, de Trivago, de Liligo, je compare même les comparateurs ! Donc c’était une évidence pour moi qu’il y aurait des comparateurs sur toute la verticale du voyage. A l’époque, on pouvait comparer des séjours, des vols, des hôtels, des locations de voiture. Mais il n’y avait pas de comparateur de location de vacances en tant que tel. Il y en avait uniquement pour la partie professionnelle (résidences de tourisme type Pierre & Vacances ou Maeva), qui représente une infime partie du marché. Il manquait la partie immergée de l’iceberg : la location de particulier à particulier online et offline. Avec l’émergence d’acteurs comme Airbnb en 2011 – qui n’était pas ce que c’est aujourd’hui mais qui était déjà énorme – on sentait la dynamique forte. Ces sites apportaient un nouveau business model en se posant en tiers de confiance et en imposant le paiement en ligne qui n’existait pas sur la location entre particuliers. Le fait de pouvoir réserver une location de vacances comme on peut réserver un hôtel ou un vol, permettait d’ajouter une brique de comparaison qui n’existait pas. Donc l’idée vient d’ici. On a lancé un POC* en 2012 mais on s’est vite rendu compte que c’était trop tôt car le marché n’était pas démocratisé. Dans ce genre de cas, tu sais que ce sont les acteurs leaders de ce renouvellement de marché qui vont lancer le mouvement, pas toi. En même temps que le lancement du POC, j’ai rejoint JC Decaux pour être responsable du marketing digital France. Je me disais que c’était bien, après avoir connu l’environnement d’une start-up avec BetClic, de découvrir une plus grosse entreprise avec un fonctionnement différent.

Parallèlement, j’avais toujours l’espoir que l’offre proposée par Likibu devienne pertinente et puisse répondre aux attentes d’un marché. C’était une quasi-certitude que des acteurs allaient se positionner sur ce segment de comparaison de locations de vacances. On a vu début 2014 l’émergence d’acteurs européens. C’est là qu’on s’est dit que c’était maintenant ou jamais. On a donc quitté nos boulots respectifs.

*Le terme de « proof of concept » ou POC désigne le fait d’avoir des éléments plus ou moins tangibles assurant qu’un nouveau concept de produit ou service n’est pas une simple vue de l’esprit. Le POC vise à limiter le risque de pertes financières liées à des développements de nouveaux produits ou services (coûts directs de développement et production, temps perdu, etc.).

Le proof of concept s’applique aux produits, mais également aux applications de types fonctionnalités internet ou applications mobiles. Il peut également s’appliquer de manière plus globale aux nouveaux modèles d’affaires proposés par des start-ups. Le proof of concept peut être réalisé à partir d’une étude qualitative ou d’un test en situation réelle.

Source : https://www.definitions-marketing.com/definition/proof-of-concept/

Comment avais-tu rencontré ton associé ?

J’avais rencontré mon associé et CTO, Guillaume, sur un site de mise en relation entre porteurs de projets et collaborateurs potentiels. Nous avions commencé à travailler ensemble même avant que la boîte ne soit vraiment créée, juste après le POC. Mon but était de trouver quelqu’un d’intéressé et qui avait envie de s’engager sur le projet. Ça a « matché » entre nous car on est 100% complémentaires : Likibu n’aurait pas pu exister sans lui et lui te dirait que ça n’aurait pas pu exister sans moi. Il s’occupe de la partie technique, et ce n’est pas une mince affaire ! Il gère les API, le moteur, tous les éléments du site, et moi je gère les partenariats, la communication, le marketing. J’aurais été incapable de faire ce qu’il fait et inversement, le développement commercial n’est pas sa fibre. Et c’est comme cela que l’on s’est trouvé indispensables l’un à l’autre et surtout le projet nous tentait tous les deux. Il travaillait dans les comparateurs de prix avant donc il maîtrisait bien les technologies.

Et d’où vient le nom Likibu ?

A cette époque, j’ai fait un safari en Tanzanie avec mon frère et la langue Swahili est super sympa, très chantante, elle propulse en vacances. Comme c’est compliqué de trouver un nom de domaine libre qui a un sens et qui peut fonctionner à l’international, j’ai pris un dictionnaire anglo-swahili pour trouver les mots sympa. On a contracté « likizo », qui veut dire vacances et « karibou » qui veut dire bienvenue. Donc bienvenue en vacances ! C’est la combinaison de cette petite histoire et de la sonorité qu’on aimait bien qui a donné naissance à « Likibu » !

Tu disais que tu avais toujours eu envie d’être entrepreneur, comment l’idée a germé dans ton esprit ? Avais-tu des modèles qui t’inspiraient ?

Je n’avais pas vraiment d’entrepreneurs dans mon entourage proche donc je n’avais pas particulièrement de modèle pré-défini, mais je me suis rendu compte assez vite que je n’aimais pas les cadres trop normés. Je me rappelle même que lors de mes premiers stages longues durées, j’étais très content car ils se passaient très bien, mais j’étais aussi content de partir pour découvrir autre chose. Quand tu vieillis, tu ne peux pas faire des sauts de puce tout le temps, partir tous les 6 mois d’une entreprise donc je me voyais difficilement m’épanouir ailleurs qu’en start-up et si possible la mienne. D’ailleurs une fois que tu as gouté à ta propre start-up, c’est compliqué de revenir en arrière.

Amener ma fille à la crèche quand elle se réveille, ça n’a pas de prix. C’est un choix momentané, c’est le début, mais ça me ferait trop mal au cœur de la réveiller, je préfère bosser un peu de chez moi avant d’aller au bureau et faire comme ça.

Pour moi c’est un équilibre, c’est un tout.

Quelles sont les leçons principales que tu as apprise depuis que tu as démarré, depuis tes premières tentatives d’entreprises ?

Je pense que le plus important, c’est la résilience. Il faut être préparé à se planter car il y a beaucoup de chances que ça arrive. Et il faut se dire que se planter n’est pas un échec en soi, pas une finalité, ça peut être un échec momentané qui te permet de rebondir.

Ça permet dans plein de cas de pivoter, de découvrir d’autres choses et d’être mieux armé pour la suite. Honnêtement, dans les différentes expériences que j’ai eues, il n’y en a aucune que je regrette réellement. Evidemment, lorsque j’étais étudiant, je n’avais pas les problématiques financières qui peuvent rentrer en ligne de compte maintenant, et je ne réagirais pas pareil aujourd’hui. Je pense que l’idéal pour se lancer, est d’être étudiant ou jeune professionnel. En tant qu’étudiant, tu n’as pas les mêmes exigences, tu n’as pas été habitué à être dans une zone de confort, tu peux encore être aidé par tes parents ou être hébergé, donc cette période est super pour faire une première prise de contact avec l’entrepreneuriat. En tant que jeune professionnel, tu as plus d’expérience, tu as déjà découvert le monde de l’entreprise, et tu peux bénéficier d’un accompagnement de Pôle Emploi pour créer ta structure, ce qui te permet d’être moins en danger financièrement. C’est vraiment quelque chose de super en France pour encourager l’entrepreneuriat. Evidemment, tu dois faire des concessions, mais ça te permet de sauter le pas, c’est un peu comme ton premier investisseur en quelque sorte.

Est-ce qu’il y a des choses que tu aurais aimé faire différemment ?

Ce n’est même pas un regret à vrai dire, c’est plutôt une frustration, de ne pas avoir eu assez de clairvoyance pour un projet qu’on avait eu à l’ESCP sur les tarifs groupés. Mais on n’était pas encore assez matures pour bien saisir le marché, la génération de maintenant l’est beaucoup plus.

Tu sens qu’il y a une telle effervescence dans l’univers des startups ou de l’autoentreprise. Aujourd’hui, pour la plupart des étudiants, le but n’est pas de faire de la finance ou d’aller dans une grande entreprise, alors qu’à l’époque le nombre de gens qui voulaient monter leur boîte ou en tout cas l’affirmaient comme tel était différent. Même dans notre master, on voit l’évolution. Il a gagné en professionnalisation, il y a peu d’étudiants de ma promo qui sont devenus entrepreneurs et qui le sont toujours, alors qu’aujourd’hui, c’est la majorité des étudiants actuels. Il y a un dynamisme assez fort maintenant.

Il y a de nombreuses tendances qui montrent que beaucoup de gens aspirent à de nouvelles choses. Tu as plus de chance de t’épanouir si ton travail est un plaisir.

Et pour toi quels sont tous les avantages à être indépendant ?

Le premier, c’est d’être libre et d’organiser son temps comme on le souhaite. Je suis heureux d’aller au boulot, et je ne me dis même pas que c’est du boulot, que c’est dur. Il n’y a pas un matin où je me dis que je n’ai pas envie. Déjà ça, c’est ultra cool. Si je ressens ça, c’est aussi car je ne manque de rien. Si à un moment j’ai besoin de couper je vais le faire, c’est à moi de gérer en fonction de mes impératifs. Si je veux arriver plus tard car je veux m’occuper de ma fille, je peux aussi le faire. A côté de ça, c’est aussi beaucoup plus épanouissant, car en termes de responsabilités et de responsabilisation, tu sais que si tu veux que ça marche, tu ne peux pas te reposer que sur les autres. Tu as des équipes, tu es accompagné, mais tu es responsable pour que les choses avancent et que ça marche.

Il peut toujours y avoir des excuses, mais tu ne peux pas en chercher : tu es responsable. Ce que tu fais au quotidien a beaucoup plus d’impact aussi. Et si tu es convaincu que ce que tu fais est utile, c’est beaucoup plus épanouissant. Quand tu es entrepreneur, tu travailles pour toi, donc tu te fixes des objectifs qui ont forcément de l’intérêt à tes yeux et ton but est de les atteindre.

Tu profites donc d’une certaine flexibilité malgré quelques contraintes ?

Oui, clairement. Mon associé et moi avons eu un bébé au même moment. Donc on a les mêmes problématiques et la même compréhension de ce que cela peut engendrer sur la vie de tous les jours. Par conséquent, on a été plus flexible cette année, et on s’est organisé momentanément différemment.

En fait, ça ne pose pas forcément de problème que tu travailles à 8h, 9h, 10h, ce qui compte c’est que le boulot soit fait et que tes objectifs soient atteints. Après que tu finisses plus tard, que tu bosses n’importe où, n’importe quand, ce n’est même pas la question. Le but est d’atteindre nos objectifs. La problématique se pose davantage au niveau des équipes. Tu peux les responsabiliser, mais tu dois montrer l’exemple. J’estime que les gens peuvent venir et repartir quand ils veulent tant que le boulot est fait et bien fait. Mais la responsabilisation ne marche que jusqu’à un certain point.

Tu dois tout de même montrer l’exemple. Même si chacun fait ce qu’il veut, c’est important d’être là et de mettre un cadre en laissant une flexibilité, sachant que certains collaborateurs savent mieux gérer leur liberté que d’autres.

Tu essaies donc de trouver un équilibre entre les horaires classique et la flexibilité ?

Si quelqu’un veut partir plus tôt de temps en temps, il n’y pas de souci. Selon moi la flexibilité apporte du bonheur, du moins je le ressens comme ça. Je ne me sentirais donc pas capable de retirer de la flexibilité car le bonheur au travail est indispensable. Si tu es heureux au travail, tu bosses mieux.

Et toi dans quelles conditions tu travailles le mieux ?

Physiquement, pas de chez moi. Je peux une heure ou deux, mais j’ai beaucoup plus de mal sur une journée entière. J’aime être à mon bureau, dans un cadre qui permet d’être dans un lieu où tu peux te concentrer, où tu ne risques pas de sortir de ce que tu fais. C’est très personnel, c’est différent pour mon associé par exemple. Quand on a quelque chose de technique très important à régler, il préfère le faire de chez lui pour être isolé sans personne.

Tu as eu des moments de doute ou de stress ?

Enormément, c’est vraiment fait de haut et de bas et ce n’est pas un mythe. C’est hallucinant. Dans ces cas-là, c’est important d’être épaulé. C’est bien d’avoir un associé car les hauts et les bas de chacun ne coïncident pas forcément. Quand tu as des bas à cause d’une mauvaise nouvelle ou d’un projet qui ne se fait pas ou qui ne marche pas aussi bien que prévu, tu peux avoir une baisse de moral qui n’atteindra pas ton associé, donc c’est intéressant d’avoir deux tempéraments différents. Les courbes peuvent se croiser, et ce qui est intéressant c’est que si toi tu es tout en bas et que l’autre est moins bas, il va faire en sorte que tu remontes.

Et comment tu gères ces moments-là à part grâce ton associé ?

Tu te relances. Si un truc n’a pas marché, il faut analyser, voir pourquoi ça n’a pas marché et se mettre sur autre chose. Il ne faut pas rester sur le constat négatif. Quand c’est une baisse de moral non liée à l’activité, ce qui arrive aussi, tu peux souffler un petit peu, courir, faire du sport, et te replonger ensuite à fond dedans. Je peux aussi me réserver des moments à moi, avec ma femme, ma famille, mes amis pour penser à autre chose et rebondir. Il n’y a pas de secret, il faut toujours s’occuper l’esprit pour ne pas qu’il gamberge.

Tu prends soin de toi aujourd’hui ?

Pour moi prendre soin de soi passe par le temps que j’accorde à ma fille et ma famille. C’est indispensable, tu n’as pas des enfants pour ne pas les voir ou ne pas t’en occuper. Je ne pourrais pas faire autrement, j’ai besoin de ça. Voir ma fille me donne une énergie de fou ! C’est important d’avoir des moments de qualité en famille, avec ta femme, avec ton enfant, d’avoir le moment du matin, lui faire son bisou quand elle se couche. M’occuper de moi, je pense que ça va commencer à être possible car je vais pouvoir me payer mieux. Il faut dire ce qui est, tu réduis ton train de vie quand tu démarres.

Côté alimentation, on mange mal, devant nos ordinateurs.

Du coup, qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à un entrepreneur en devenir ?

Alors, mon premier conseil, ça peut paraître idiot, mais c’est de se lancer, d’y aller. Je pense qu’il vaut mieux y aller, risquer de se planter, mais y aller quand même car on apprend beaucoup et on s’épanouit. Sinon on peut très vite s’engager dans une vie professionnelle qui ne nous correspond pas à 100% et progressivement devenir prisonnier de cette vie qu’on n’a pas voulue. Au moment où on s’est lancé, j’avais plusieurs switch, c’était le moment : le time to market était bon, c’était l’année de mes 30 ans, et je m’étais marié l’année d’avant. Je savais qu’il fallait que je commence à faire quelque chose qui me correspondait davantage. Ma femme aussi m’a encouragé et m’a accompagné dans l’aventure. Et c’est aussi important quand tu es en couple que la personne partage cette volonté.

Il faut se lancer car sinon tu ne sauras jamais si tu aurais pu. Tu auras plus de warnings pour te stopper que d’accélérateurs, mais il faut que les accélérateurs te boostent suffisamment hauts. Il faut aussi être bien entouré. Et être dans une équipe complémentaire.

Pour résumer : il faut se lancer, ne pas lâcher et bien s’entourer.

Quel est ton avis sur les évolutions du travail ?

On va se diriger de plus en plus vers le travail indépendant. Il va juste falloir améliorer la protection sociale qui entoure les Uber, les Deliveroo. C’est encore trop précaire actuellement, mais tu vois qu’il y a une réelle aspiration à ce changement. Evidemment c’est dur, mais tu es libre, et ça n’a pas de prix. Il faudrait seulement trouver un cadre plus approprié, pour garder une dose de protection pour les indépendants. Ça sera certainement une des meilleures façons de résorber le chômage. On va se diriger  vers cette forme de travail car on a de plus en plus d’aspirations à avoir tout, tout de suite en tant que consommateur, et à de l’autonomie et à la liberté en tant qu’être humain. L’attirance vers les grands groupes est tout de même selon moi de plus en plus faible.

Et que penses-tu de la tendance grandissante du bien-être en général et du bien-être au travail ?

Je pense que le bonheur au travail est indispensable et qu’après il faut trouver la façon de pouvoir l’avoir, se l’offrir à soi et à ses employés. Parce qu’une personne heureuse travaille mieux, est plus épanouie dans sa vie, et tout ne passe pas par l’argent.

Merci Aurélien !

Pour découvrir Likibu, c’est par ici : http://www.likibu.com

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